Notice n° S090 page
690 (extrait)
SCOUTISME
Scoutisme français
L'expérimentation, par Baden-Powell, d'une méthode d'éducation
active fort originale lors du camp fondateur de Brownsea Island (été
1907), puis la publication à succès de « Scouting for boys », en 1908,
vont être les deux actes fondateurs d'un mouvement qui a pris une
ampleur remarquable et demeure, aujourd'hui encore, une force de
première grandeur. Le génie de l'officier britannique a été d'avoir su
amalgamer des expériences nombreuses, certaines anciennes mais
disparates, afin de répondre à l'attente diffuse d'une jeunesse qui
s'affirmait, depuis plusieurs décennies, au sein d'une société
occidentale en pleine évolution.
Le XIXe siècle voit un bouleversement radical des modes de vie, de
travail et de production, de pensée et de croyance. Un phénomène d'une
telle amplitude a, bien entendu, des répercussions profondes chez les
jeunes. Ils tendent à s'émanciper de la sujétion aux contraintes
traditionnelles et à se structurer en classe d'âge : ils amorcent une
prise de conscience d'eux-mêmes, accompagnée par une littérature de
plus en plus spécifique. Cette émergence de la jeunesse n'a pas échappé
aux éducateurs attentifs ni aux jeunes eux-mêmes.
(...)
Mais il fallut attendre 1920 pour que le Père Sevin, après avoir lu «
Scouting for boys », rencontre Baden-Powell et réussisse, avec l'aide
du Chanoine Cornette, à persuader les milieux catholiques de l'intérêt
éducatif du scoutisme. Cependant, bien que nés tardivement, les Scouts
de France se développèrent rapidement, et dépassaient probablement les
quatre-vingt mille membres en 1940. Leur création avait définitivement
mis fin à l'espoir d'un scoutisme unitaire, poussant en particulier les
Éclaireurs de France vers la laïcité et un rapprochement avec les
institutions scolaires de la République. Dans cette logique de
segmentation philosophique ou confessionnelle, le scoutisme juif
français prit son essor à la fin des années vingt, tandis que se
fédérait de son côté le scoutisme féminin (FFE), à l'exclusion des
Guides de France catholiques, attachées, depuis leur fondation, en
1923, à leur projet spécifique. ...
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Notice n° C007 page 91
CARMEL APOSTOLIQUE NOTRE-DAME DE
BETHLÉEM
(Sœurs
du), c.a.n.d.
La Congrégation a été fondée en 1852, par un vicaire de la paroisse
Saint-Félix de Nantes, Gilbert Bauduz, et une tertiaire du Carmel,
Marie Guillet, tous deux originaires de Loire-Atlantique et âgés
respectivement de quarante et trente-neuf ans. Alors qu’une terrible
épidémie de choléra s’abattait sur les quartiers pauvres de Nantes, ils
recueillirent, un soir de mars 1852, deux orphelins. Le lendemain, huit
autres arrivèrent.
Dix ans plus tard, la Congrégation est née et un orphelinat, un des
plus importants de Nantes, est en place. L’Orphelinat de Bethléem a
accueilli, dès le départ, garçons et filles. En 1967, il recevait
encore deux cent cinquante enfants : cent garçons, cent filles,
cinquante petits au jardin d’enfants. Nantes a essaimé, d’abord en
Loire-Atlantique : La Ducherais, près de Campbon, La Moëre, près de
Savenay, Sainte-Marie-sur-Mer, La Bernerie en Retz ; en Vendée à
Curzon. Ensuite, les orphelinats sont deve¬nus des Maisons d’enfants à
caractère social ; il reste Nantes, qui en accueille soixante-douze, et
la Bernerie vingt-quatre.
La spiritualité du Carmel continue depuis l’origine à animer la
congrégation, le mystère de Bethléem permettant d’allier la
contemplation à l’action.
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